Éditorial - En Église XXXIV - 11 juin 2007
RAPPEL DE LA
POLITIQUE DIOCÉSAINE SUR LES FUNÉRAILLES
Depuis plusieurs années, nous sommes interpellés, comme Église, par de nouvelles manières d’envisager la célébration des funérailles. Les communautés paroissiales sont confrontées à toutes sortes de demandes qui exigent à la fois souplesse et discernement. Notre souci est double : d’une part témoigner d’une réelle sollicitude pastorale face aux familles endeuillées, aux parcours de foi variés et, d’autre part, être cohérent avec le message évangélique face à la mort. On doit faire preuve et d’écoute respectueuse de la situation des personnes et d’authenticité par rapport à la foi au mystère pascal et à la résurrection des morts. C’est un défi parfois difficile à relever aujourd’hui.
Il m’apparaît nécessaire comme évêque de ce diocèse de confirmer la mise à jour de la politique diocésaine émise par mon prédécesseur, Monseigneur Jean-Guy Couture, le 4 mars 2003. Je souligne cependant qu’en février 2006, j’ai approuvé une recommandation du Conseil presbytéral, à savoir « qu’il est possible de célébrer des funérailles avec eucharistie les samedis après-midi en tenant compte des disponibilités des ressources et des lieux».
Certaines situations actuelles m’incitent à rappeler quelques éléments de notre politique diocésaine et à apporter des précisions nouvelles.
De façon générale, le terme « funérailles » ne s’applique qu’aux célébrations vécues dans une église ou une chapelle de communauté de vie consacrée. Les « funérailles » peuvent comporter ou non l’eucharistie. Le terme « célébration d’adieu » s’applique à une célébration de la Parole dans une maison funéraire.
La forme privilégiée par l’Église est la célébration des funérailles à l’église en présence du corps ou de ses cendres.
« Les funérailles célébrées à l’église signifient plus clairement l’appartenance à la communauté chrétienne, dans le partage d’une même foi et d’un même baptême… l’église est en elle-même un lieu porteur de la proclamation de l’espérance chrétienne. C’est pourquoi il est pertinent qu’elle demeure le lieu de la célébration des funérailles. » (4 mars 2003)
Cette précision ne signifie pas une brisure du lien d’un ou d’une baptisé(e) défunt(e) avec la communauté ecclésiale. Ainsi, la paroisse, à la demande de la famille et avec l’assentiment de la maison funéraire, délègue un prêtre, un diacre ou une personne laïque pour animer une « célébration d’adieu ».
Un discernement paroisse-famille endeuillée permettra de juger ce qui convient le mieux entre des « funérailles » à l’église ou une « célébration d’adieu ».
I- Funérailles avec eucharistie (à l’église) :
La présidence est nécessairement assurée par un prêtre.
Elles peuvent être célébrées du lundi au samedi après-midi.
Tous les symboles prévus par le rituel peuvent être utilisés.
Le registre des funérailles est signé.
À moins de circonstances particulières, il n’est pas souhaitable d’utiliser l’arrière de l’église pour offrir ses sympathies.
II- Funérailles sans eucharistie (à l’église) :
Le cadre est celui d’une célébration de la Parole de Dieu.
La présidence peut être assurée par un prêtre, un diacre, une agente ou un agent de pastorale laïque mandaté ou bénévole ayant la préparation et les habilités requises.
La personne qui préside porte le vêtement liturgique.
Tous les symboles prévus par le rituel peuvent être utilisés.
Les célébrations doivent comporter des références chrétiennes signifiantes.
Elles ne comportent pas de distribution de la communion.
Elles sont sous la responsabilité de l’équipe pastorale et/ou du pasteur de la paroisse de la personne défunte.
Elles peuvent être célébrées du lundi au samedi après-midi.
Le registre des funérailles est signé.
III- Célébration d’adieu (à la maison funéraire) :
Le cadre est celui d’une célébration de la Parole de Dieu.
La présidence peut être assurée par un prêtre, un diacre, une agente ou un agent de pastorale laïque mandaté ou bénévole ayant la préparation et les habilités requises.
On ne porte pas de vêtement liturgique ni de tenue réservée aux activités de détente (souliers de course, jeans, survêtement, etc.).
On utilise des symboles autres que ceux prévus pour l’église par le rituel des funérailles, sauf l’eau bénite.
Ne comporte jamais de distribution de la communion.
Le registre des funérailles de la paroisse n’est pas utilisé.
Le tarif pour la présidence est de 75$ ; il est versé à la paroisse ; c’est celle-ci qui paye les frais et honoraires à la personne qui préside. La maison funéraire ne verse jamais le tarif directement à cette dernière.
IV- Autres précisions :
Aucune célébration eucharistique n’est autorisée dans une maison funéraire.
Les messes commémoratives ne sont célébrées qu’à l’église ou dans une chapelle de communauté de vie consacrée.
Aucune maison funéraire n’est autorisée à avoir une réserve eucharistique dans ses locaux.
† André Rivest
Mai 2007 Évêque de Chicoutimi